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Prix marseillais du Polar 2015
12ème PRIX MARSEILLAIS DU POLAR 19 SEPTEMBRE 2015

Un partenariat :

- Association cours Julien
- L’Ordre des avocats du Barreau de Marseille

Le 12ème Prix marseillais du polar...
Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’il a été remporté par :
Anouk Langaney pour son livre Même pas morte [ed. Albiana]

Quant au prix de l’éloquence, attribué par le Barreau de Marseille, il a cette année été décerné à deux jeunes avocates ex-aequo :
Julian Sépulcre (qui défendait Or noir de Dominque Manotti) et
Elodie Thébaud (qui défendait Les Belges reconnaissants de Martine Nougué).

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2015

Le procès du Polar à la barre en images
par Gilles del Pappas

Une déclinaison au féminin

- Le prix marseillais du polar que nous déclinerons cette année au féminin est une mise en valeur de la culture littéraire associée au genre polar. La participation depuis deux ans du Barreau de Marseille a insufflé une mise en scène peu habituelle sur l’espace public, puisqu’elle propose la participation de « vrais avocats » qui doivent défendre de « vrais auteurs ». Forts de ces deux années d’expérience nous avons décidé d’introduire pour l’année 2015 une dimension plus « théâtre de rue » pour tenir un spectacle de 2 heures 30.

- Le choix du polar au féminin n’est pas anodin. Dans un monde où la place de la femme reste un combat du quotidien, il nous est apparu comme incontournable de dédier cette édition aux femmes.
Que ce soit dans la reconnaissance du travail (rôle et salaires), que ce soit dans sa liberté d’action et de décision (droit à l’avortement, par exemple) l’équité et l’égalité des sexes sont bien loin d’être reconnues. Et il n’est pas question à cet endroit de parité (qui ne reste qu’une partie de...) mais bien d’équilibre et de droits équivalents. En France, le droit pour les femmes d’ouvrir un compte en banque en leur nom propre date de 1965 quant à celui d’être « maîtresse de son corps », il n’a que quarante ans.

Nombreuses sont les corporations où la place de la femme reste un combat, et le monde de la littérature noire, en l’occurrence, n’est pas épargné. En revanche, nous avons fait le constat suivant : depuis 12 éditions que ce prix existe 5 femmes ont remporté le Prix, dont ces trois dernières années. Il est alors bien normal de leur rendre un hommage tout particulier.

Car il est bien affligeant de constater aussi à quel point notre monde est construit sur un modèle patriarcal : certains mots n’ont pas de féminin, dont le mot auteur, qui avec un « e » à la fin perd toute son étymologie. Féminiser notre société ferait donc perdre le sens des mots ? Nous n’en sommes pas si sûr(e)s !

Ce sont donc bien 10 femmes auteures de polar que nous choisirons cette année. Les jurés et les avocats resteront quant à eux dans la mixité. Il n’est pas question de générer de nouveaux ghettos.

- Un accès à la culture pour toutes ! Au 21è siècle, il apparaît comme inconcevable de penser l’accès à la culture sous une forme monolithique enfermée dans des musées, des théâtres ou quelques salles obscures, uniquement. La culture consumériste à laquelle nous sommes confrontés accentue le phénomène d’identification immédiate. Car, si la notion de modèle existe et a toujours existé, nous pouvons aussi porter cette idée vers le haut. Accompagner des talents en herbe, aider à la valorisation, permettre « le croire en soi » en proposant des ateliers et des spectacles professionnalisants. Permettre à tout un chacune d’être actrice de sa propre vie. La confiance en soi, le croire en soi sont essentiel à l’épanouissement de la personne. Accompagner les femmes dans l’égalité à l’entreprenariat passe aussi par la mise en perspective de l’autre. Agent littéraire, écrivain ou libraire (encore que des mots au masculin !) ne sont pas l’apanage des hommes mais bien un droit accessible à toutes !

- Un peu de finesse dans un monde de brutes...

Le polar au féminin : en quête d’elles
(…)La femme est l’avenir du polar, voilà ce qu’on entend dire, voilà ce que confirment les chiffres du marché de la littérature policière : près de 40% de la production annuelle est signée par des femmes. (…) Pour la nouveauté, il faut se tourner vers les auteurs qui placent la femme au cœur des écrits. Vers les femmes qui incarnent la femme. La femme, et non pas le féminisme, ni la féminité. La femme dans le monde, la femme dans son environnement. La femme procureur, médecin expert, flic ou mathématicienne. La femme professionnelle, lucide, déterminée. La femme qui a su gagner les moyens de ses ambitions, la femme riche et belle, mais affectivement seule et incapable d’aimer. Dépassée, Agatha Christie et les énigmes résolues à l’heure du thé. Adieu P.D. James et Mary Higgins Clark. Terminé la sensiblerie, la psychologie et la morale. Ces polars au féminin plongent au cœur de la société, sa violence, ses perversions, ses luttes pour le pouvoir, et l’intelligence comme revanche à une enfance piétinée au nom d’idéaux ratés. Ces auteurs du polar mènent en parallèle des carrières scientifiques ou juridiques, apportant à leurs intrigues une qualité et une rigueur inégalées, et décryptent les rapports humains en explorant les tréfonds de l’âme mais aussi les situations simples de la vie quotidienne. Leurs descriptions dessinent une vision noire et acérée de la société… et du gouffre qui la sépare du « rêve américain ».
Sophie Mouton
http://www.mollat.com/

Les filles à l’assaut du polar
Les Anglo-Saxonnes ont prouvé que le roman noir s’écrivait aussi au féminin. Depuis peu, les Françaises s’y engouffrent... et ne font pas dans la dentelle.
(…) En France, le phénomène du polar féminin est nettement plus récent. Et les romancières françaises osant proposer leurs manuscrits aux éditeurs spécialisés sont encore des jeunettes. En outre, ces femmes - qui ne s’affirment pas forcément féministes - ont préféré le cadre moins strict du roman noir à celui du récit à énigme. Pourquoi ? Tout simplement pour raconter des histoires d’aujourd’hui, ancrées dans une réalité quotidienne où les paumés sont légion, où les criminels sont plus souvent des victimes de la société que des tueurs récidivistes (…).
Christine Ferniot
http://www.lexpress.fr/

- Les publics, moyens mis en œuvre. Ces extraits d’articles témoignent de l’enjeu essentiel de la place de la femme dans la société. Si L’Association cours Julien a fait le choix de sélectionner 10 auteurs féminins c’est aussi pour développer les spectateurs touchés par nos actions sur l’espace public. En effet, si les familles, la jeunesse, sont dores et déjà convaincues par nos événements, il n’en reste pas moins qu’un travail sur le public féminin reste à fournir. Dans un contexte urbain, nombreuses sont les femmes qui ne trouvent pas leur place : par timidité, par manque de confiance en soi et envers les autres, par une éducation peut être trop patriarcale, par manque de temps, par manque de moyens, par « sacrifice », encore trop souvent... C’est au cœur des villes que l’on trouve le plus de femmes seules, par choix ou par abandon elles se retrouvent trop souvent face à des problèmes de survie, alors, la culture et la littérature passent au second plan ! La gratuité de nos spectacles apportent une réponse aux problèmes financiers ; en portant la culture sur l’espace public nous permettons à tout un chacune de venir participer. La conscience avec laquelle nous travaillons sur la typologie permet aussi d’assister à des spectacles « tout public ». Il nous appartient maintenant d’aller vers les associations dites « de femmes » pour les sensibiliser à venir découvrir spectacles et métiers que nous proposons de dévoiler au travers de moments ludiques et festifs. L’apprentissage passe aussi par le plaisir. Pouvoir se reconnaître et s’identifier, participe au développement de la créativité.

Quelques unes des associations que nous solliciterons et inviterons pour assister au Prix marseillais du Polar 2015. • Association Femmes Familles Font Vert • Femmes d’Ici et d’Ailleurs Marseille • L’association Femmes Solidaires • Association femmes du Sud • La Ligue française de la femme mulsumane Marseille • Le planning familial • Paroles de femmes (centre d’Information sur les droits des femmes et des familles) • Festival Films, femmes, Méditerranée

L’idée d’une conférence sur le monde de la littérature et des femmes est en cours de réflexion. Un partenariat avec le nouveau cinéma de quartier Le Vidéodrome est en « pour parler ». Ce serait l’occasion de diffuser Cap canaille, un polar tourné à Marseille en 1983, et réalisé par une femme : Juliet Berto.

On dit souvent des femmes qu’elles sont « diaboliques » car « manipulatrices ». Mais, que sont les écrivains de polars sinon des manipulateurs d’âmes. Ils nous confrontent souvent à l’inexplicable inconséquence de notre nature humaine et reptilienne… Révélateurs et exorcistes, ces écrivains nous emmènent là, où jamais nous aurions pensé aller…
Bienvenue dans le monde du roman noir ! Et ce au féminin comme au masculin !

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